dimanche 28 décembre 2008

Un diplome en vacances

Apres avoir ingurgite les kebabs ouzbeks, affronte le froid des plateaux Kirghizes, supporte les assauts des Indiens, gravi l'Himalaya, avoir ete coupee de sa famille en Birmanie, Sabine a hurle son desir de plages, de sable fin et de cocotiers... et a ete entendue.




Nous voici donc debarques debut decembre sur une toute petit ile Thailandaise : Koh Tao. Tout le decor ideal y etait plante a priori : bungalows les pieds dans l'eau, eau turquoise, hamacs...








Mais, a vivre de plus pres cette ile fut quelque peu decevante. Une population a mourir d'ennui (les toutous de Pokhara et katmandou nous avaient suivis jusque la), des plages un peu crados et un temps tres mediocre.

Apres deux jours de glandouille, meuble pour Florent par des seances de plongees sans bouteille, nous avons decide de passer le permis de plongee avec bouteille, Florent tournant vraiment en rond et Sabine desesperant de reussir a perfectionner son bronzage.




Il nous fallut quatre jours pour avoir ce diplome qui nous permet desormais de plonger a 18 metres, ce que nous fimes le dernier jour.
Nous sommes tombes sur le moniteur le plus tare et le moins pedagogue de la planete (pas besoin de verifier, on est en surs). Mark etait un belge flamand qui arrivait tous les matins en nous disant qu'il etait vraiment naze a cause de tout l'alcool qu'il avait dans le sang depuis la veille et du peu de sommeil pour recuperer... Tres rassurant! Il soupirait aussi chaque fois qu'apres une pause nous manifestions le desir de poursuivre le cours et nous rejoignait avec nonchalance.
En outre, il etait si peu pedagogue que c'est Florent qui a du trouver des techniques permettant a Sabine d'enfin reussir en enlever son masque sous l'eau sans boire la tasse (imperatif pour avoir son PADI). Mark, lui, lui repondait toujours : "Ah bah parfois ca arrive. On y retourne ?" C'etait devenu un vrai cauchemar... Remarquez en decouvrant cette photo Sabine a compris l'envie de Mark de la voir retirer son masque.


Tout d'abord deux jours d'exercices en piscine






Puis preparation minutieuse sur le bateau




Et enfin, le grand plongeon!








En plongee le mot d'ordre est "on reste zen quoiqu'il arrive"


Le sud-est d'un pays d'Asie du sud-est

Apres ces quelques lieux touristiques (ce qui est un bien grand mot pour la Birmanie) le sud-est nous attirait. Mais pour y parvenir nous avons du passer par 18h en enfer. L'enfer avait pris la forme d' un bus manifestement sans amortisseur qui roulait sur une route on ne peut plus defoncee. Sur chaque siege etait deposes une bouteille d'eau et un sac plastique. Nous avons mis peu de temps a comprendre leur interet. Nous avons ainsi passe ces 18h avec juste derriere nous une petite fille malade comme un chien, a cote de nous un tuberculeux qui a rempli son sac a vomi de 2 litres de crachat et devant nous un fauteuil casse qui ecrasait completement Sabine. A notre arrivee a 5h du matin (tout courbatures) nous etions ravis de trouver un hotel ouvert, vu que nous n'avions evidemment rien reserve. A 8h nous en etions cependant ressorti : un moine avait elu domicile en dessous de notre fenetre avec un megaphone et plein de sous a demander.
Mais nous n'avons pas traverse l'enfer pour rien! Cette region, ou le gouvernement est en conflit ouvert avec la minorite karen chretienne, nous a en effet fait decouvrir d'autres particularites birmanes.

En premier lieu, le Golden Rock, rocher sacre qui tient, il faut bien l'avouer, on ne sait comment et qui est recouvert regulierement de feuilles d'or par les fideles desireux d'atteindre le nirvana. Sabine aurait bien gratte un peu... C'est peut etre pour ca que les femmes ont interdiction de l'approcher. Florent, lui, ne s'est pas prive de faire encore une demonstration de sa legendaire force titanesque.

Pour y parvenir il a fallu gravir de sacres cotes sur lesquelles le plus dur fut de resister a l'assourdissant : "hello, coconut ?" des vendeuses de noix de coco installes tous les dix metres.
Nous avons pu aussi y remarquer une admirable facon de trimbaler les enfants des pelerins. Les birmans sont des pros pour cet exercice.



Dans une petite ville a quelques heures de route (a l'arriere de petites camionnettes super inconfortables) Florent a du affronter sa trouille pour aller voir une reincarnation impressionnante d'un ancien abbe.

Ce boa a plus de 120 ans. C'est un vrai monstre choye par tout le monastere.

Pour nous remettre de nos emotions nous avons loue a nouveau une super titine avec casque allemand tres chic (les Birmans y collent des croix gammees) pour aller voir pour la premiere fois de notre vie l'ocean indien!

Florent n'a pas resiste a l'appel d'un petit bain, Sabine ne pouvant se resoudre a adopter la mode locale qui veut que l'on se baigne habille.

Petit apparte photo : En Birmanie les femmes disaient souvent a Sabine qu'elle ressemblait a une star de cinema (nous entendons vos rires sarcastiques jusqu'ici, merci...) et Florent etait compare a Indiana Jones (bah quoi?). En prenant cette photo Sabine pensait plutot a James Bond, non ? Oui oui on sait, ca rend aveugle...


Et voici quelques photos en vrac de la region : nous avons maintenant pris trop de retard dans la redaction de ce blog pour nous apesantir davantage.



mardi 23 décembre 2008

La danse des pecheurs

Les pecheurs du lac Inle meritent vraiment le detour. Leur maniere de ramer est eblouissante : ils enroulent leur jambe autour de la rame qu'ils font ainsi balancer doucement pour se deplacer avec une lenteur majestueuse.


Le decor de ce spectacle est tout aussi sympa : un grand lac entoure de collines et envahi de potagers et de villages flottants.






Leurs noix de coco furent egalement au top, de meme que leurs cigares que seules les femmes d'un certain age peuvent se permettent de fumer (Sabine n'a pas reussi a se conformer a cet usage)





Apres une journee de scooter sur une route atrocement cahoteuse et une journee de ballade sur un bateau nous sommes partis pour une journee de marche dans les collines. La encore superbe paysages et rencontres geniales. N'ayant prevu aucun pique-nique (bah oui on sait on n'est pas degourdis) nous avons atteris tout assoifes dans un petit village perche. Une gentille femme ne parlant pas un mot d'anglais nous a donc recueillis pour nous offrir un petit gouter vraiment appreciable.


Sabine n'a malheureusement pas eu le reflexe de degainer l'appareil photo au moment ou Florent tombait d'a peu pres un metre dans une riviere du fait d'un pont en bambou trop frele pour sa carcasse d'occidental nourri a l'andouillette (entre le tabouret, le velo et le pont la Birmanie s'est revelee un peu vexante). Pas de photo donc de son ventre velu mais trempe en cette occasion.

Des temples a perte de vue

Bagan est une immense plaine au bord d'une riviere, recouverte de temples millenaires. En super sportifs que nous sommes devenus (ne vous inquietez pas nous regagnerons nos bonnes habitudes des notre retour), nous les avons parcourus a velos. Ceci nous a permis de tester le velo birman, pas plus adapte a l'occidental que son ami le tabouret. Florent a ainsi creve trois fois puis a fini par faire exploser le pauvre pneu a bout de souffle.














Quelques photos de nos superbes chapeaux qui ont permis a Florent de chanter a tue-tete "Ma tonkiki, ma tonkiki, ma tonkinoise" au grand desespoir de Sabine la dizieme fois...




C'est aussi a velo au milieu de ces temples que nous avons eu notre seule mesaventure birmane. Meme dans une population particulierement charmante il existe des adolescents pas tres malins. Deux d'entre eux ont ainsi decide de froler le velo de Sabine avec leur scooter pour tater un peu le fessier francais. Les pauvres s'imaginaient impressioner cette petite touriste vagabondant seule. Malheureusement pour eux elle avait une voix qui porte et un mari pas loin. La scene s'est donc poursuivie par une course poursuite moto-velo. Nous n'avions evidemment pas l'avantage mais dans leur suprise de voir surgir un gros barbu pedalant a fond, les pauvres idiots sont tombes et ont du finir en courant. Quelques secondes plus tard la cle de leur scooter se perdait dans un champ d'herbes hautes...
Bien qu'un peu secoues par cet episode inattendu dans ce pays, nous avons pu admirer un superbe coucher de soleil du haut d'un temple. Nous y avons rencontre un francais tres sympa voyageant seul pendant quatre mois : salut Thomas! Sans doute as-tu la meme photo.

samedi 13 décembre 2008

Troc, massage et maquillage sur un bateau local

Un autre site qui merite le detour en Birmanie est la plaine de Bagan dont nous vous parlerons plus tard. En effet, pour y arriver nous avons pris un bateau tout ce qu'il y a de plus local : des horaires de depart pas tres raisonnables (5h du matin), un barman qui fume de gros cigares (auquel Florent malgre sa "tete de pas reveille" s'est mis depuis), des arrets frequents pour le depot et le ramassage des marchandises.










Ce fut un long voyage (plus de 12h par terre sur une natte), un voyage fatigant mais un super voyage. Pendant que Florent discutait football avec les types accoudes au bar (depuis le debut du voyage il n'a jamais aussi peu choisi ses sujets de discution), Sabine se faisait masser et maquiller de maniere traditionnelle par ses nouvelles amies. Quel bonheur pour elle que d'avoir enfin des femmes qui viennent lui parler! Elle a pu egalement tester le systeme du troc, encore en vigueur ici, et echanger une juppe nepalaise et un apres-shampooing indien contre une couverture birmane. Quelle affaire!



Un superbe coucher de soleil vint terminer cette belle journee, embelissant encore davantage les Birmanes pourtant deja ravissantes.