mercredi 28 janvier 2009

Deux capitales

Nous venons de passer 4 jours dans Vietiane la somnolente, puis uune journee dans la megalopole completement folle de Kuala Lumpur, et il nous parait difficile de faire plus differentes que ces deux villes. Leur seul point commun aura ete le nouvel an chinois, que nous aurons fete le 27 janvier a Vientiane et le 28 a Kuala Lumpur.


Le nouvel an chinois a Vientiane...


... tout comme a Kuala Lumpur (dans un mall hyper moderne !)

A Vientiane, nous avons passe notre temps a trainasser, visitant quelques temples, flanant le long du Mekong et surtout profitant de la delicieuse cuisine francaise (ah les bons gros steacks bien saignants...)







Nous n'avons passe qu'une apres midi a Kuala Lumpur, qui nous a paru delirante d'agitation malgre les vacances dues au nouvel an chinois. Les tours Petronas nous ont boien impressiones, tout comme le nombre de stands de nourriture partout dans la rue. Nous y reviendrons 2 jours a la fin du voyage.






Sabine a change de coupe de cheveux pour trouver un meilleur job en rentrant...


... et Florent est toujours barbu, ce qui lui a valu quelques gouttes de transpiration a l'immigration malaisienne a cause d'un policier qui ne le reconnaissait pas sur sa photo de passeport (heureusement son chef etait tres physionomiste). La barbe ne lui attirerait elle des ennuis que dans les pays musulmans ?

dimanche 25 janvier 2009

Motorcycle diaries 2 : le centre du Laos

Nous n'avons pas traine a Luang Prabang : des que nous avons appris le cout d'une location de moto ici (pour aller faire un tour d'une semaine dans le Nord montagneux du Laos), nous avons repris le bus vers Vientiane, la capitale somnolente, ou nous avons loue une moto pour visiter le centre du pays.

Nous avons donc en une semaine parcourue xxx km (jolie distance, que nous ne connaitrons jamais vu que le compteur de notre moto etait casse - a vue de nez plus de 1000km). Voici quelques etapes sympathiques de notre deuxieme boucle en moto au Laos.

- Nous avons traverse une montagne karstique de part en part en remontant en pirogue une riviere souterraine sur 7 km. 7 km a admirer les stalagmites, les dimensions gigsantesques de la grotte et la totale insensibilite des pieds de nos piroguiers qui poussaient de temps en temps notre embarcation en marchant sur des cailloux bien coupants. Pouvez vous voir l'entree de la grotte, derriere Sabine ???


- Nous avons croise les convois de la morts dont parlent tous les chiens errants laotiens : des camions remplis de toutous qui roulent a vive allure vers le Vietnam, ou leur chargement sera transmue en rouleaux de printemps.

- Au milieu de nulle part, sur un plateau accessible par un chemin defonce, nous avons roule quelques heures environnes par une foret recemment inondee du fait de la construction d'un barrage. Mieux qu'une ville fantome : une foret fantome, une experience assez glacante.

- Nous avons roule pres de 8h00 une journee, sur des routes cahoteuses ou, emcore pire, sablonnneuses. Regardez nos gueules poussiereuses a l'arrivee (et notez la jolie marque de lunettes sur le visage de Sabine)



- ... et nous avons traverse plein de jolis paysages (souvents karstiques), croise pas mal de gens et glande dans une petite ville coloniale agreable : Thakek.







Luang Prabang, LA ville a visiter........dans les annees 70

Ahhhhhhhhhhhhhhhh !!! Luang Prabang ! la pepite du Laos ! La ville ou Pierre Desproges a passe son enfance !!! Un gros bourg coince entre deux rivieres et constitue d'une succession de temples anciens et de maisons coloniales au charme intact, ou le temps s'ecoule au rythme du pas des moines qui avancent impavides sous leurs ombrelles aux couleurs defraichies par un soleil impitoyable (c'est bon on se calme et on arrete le lyrisme)... C'est probablement ainsi que l'ont trouve les touristes chanceux qui l'ont visite il y a vingt ans.
Encore mieux que les trucages de la Guerre des Etoiles
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Florent passerait bien son permis pour avoir le droit de conduire une aussi belle voiture
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Aujourd'hui, Luang Prabang est parvenue a garder ses temples et ses maisons coloniales, et meme a les restaurer de facon tout a fait remarquable. Mais l'explosion du nombre de touristes au Laos (1,5 millions de touristes pour un pays de 5 millions d'habitants) lui a fait perdre son ame, puisque les habitants de Luang Prabang ont tous abandonne leurs filets ou leurs etals pour ouvrir des guest houses insipides et des restaurants inhospitaliers.
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Il faut donc ici retrousser ses manches pour gratter la couche de vernis qui dissimule le Luang Prabang plein de charme car a la fois sacre et colonial. Ce travail penible nous a toujours fatigue, souvent enerve (que les luangprabiotes nous xcusent), mais nous a parfois permis quelques moments de grace, que ce soit en discutant avec de jeunes moines, en visitant des temples plus vieux qu'ils n'en avaient l'air (sale manie des asiatiques qui preferent systematiquement le neuf a l'ancien, n'ayant aucune notion du kitsch. Tout semble un peu 19eme ici) ou en flanant dans les marches.
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Les cadences infernales laotiennes (denoncez les sur http://www.cgt.fr/ si vous etes citoyen)
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Un marche en particulier, immense et bien fourni, est vite devenu un terrain de chasse ideal pour Sabine, en quete de souvenirs a l'approche de son retour en France. Mais le peu d'empressement des vendeurs a negocier a sauve le portefeuille du couple d'une mort aussi atroce que certaine (Sabine se retrouve donc doublement decue, elle pour qui le plaisir de negocier est mainteant superieur a celui d'acheter)


Un reve de Sabine en couleurs

Vang Vieng (en rigolant betement a cause du hakik)

Quelque 19h de bus plus tard, nous voila donc a Vang Vieng, qu'on nous a presentee comme la Mecque des routards, ce qui est malheureusement vrai. Dans des paysages karstiques (on a appris le mot ici : c'est des montagnes commes dans la baie d'Halong au Vietnam) a couper le souffle, imaginez un petit village assez minables ou les maisons des uns ont ete remplacees par des guest houses, celles des autres par des bars restaurants qui proposent tous la meme nourriture, et les habitants par des rapaces habitues a tout ce que les routards leur ont apporte : prix eleves, alcool, drogue, sida...
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L'ambiance y est excellente pour qui aime exhiber ses tatouages dorsaux une biere a la main (en rigolant betement a cause du hakik) ou glander toute la journee devant une serie americaine que passe un des bistros (en rigolant betement a cause du hakik). Nous regrettons bien de ne pas avoir de photos de cette ville ou de sa faune (pas mal de drogues avec des pendentifs en dent de requin qui rodent autour de banc de thons en rigolant betement a cause du hakik).
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Pour l'anecdote, l'activite phare ici, celle qui est consideree comme un rite initiatique pour tout voyageur en Indochine (dixit le Lonely), consiste a descendre une riviere aussi impetueuse que la Seine vautre dans une chambre a air de tracteur (en rigolant betement a cause du hakik).
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Pour nous, c'est vite devenu un enfer a quitter le plus rapidement possible, d'autant plus que les environs nous tendaient les bras (et que nous n'avions pas pris de hakik pour rigoler betement). Supers environs donc, mais village de merde ! Nous ne sommes donc restes que 2 jours.
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Une petite Hmong (un peuple - pardon une ethnie - qui s'est battu contre les communistes au pouvoir et qui s'est par consequent fait exiler dans pleins d'endroits au Laos, dont un petit village pres de Vang Vieng)


Ne vous inquietez pas, Sabine ne fait que prendre la pose, elle est en fait chargee de faire des grands coucous aux laotiens en hurlant Sabaidi (bonjour) pendant que Florent conduit

samedi 17 janvier 2009

Laos sur la montagne

Le Laos nous inspire bien plus que le jeu de mots foireux du titre. Nous l'avons pris a bras le corps des le debut, decides que nous etions a rompre avec l'ambiance un peu morose de la fin du Cambodge. Pour cela, nous nous sommes rendus a Pakse, au sud du Laos, apres un trajet mouvemente qui nous a valu quelques mots avec les incorruptibles (ahaha) douaniers cambodgiens et laos.

L'ambiance tranquille de Pakse, a l'ecart du circuit classique des jeunes a guitares, a cheveux longs mais a idees courtes qui voient dans le Laos le nouveau Nepal, nous a vite fait retomber dans un etat vegetatif immensement plaisant. Quelle joie de flaner a nouveau dans les marches ou plus simplement dans les rues, sans se faire a moitie agresser par un chauffeur de taxi ! Quelle joie de deambuler sans but et de discuter avec des moines qui semblent plus interesses par l'anglais que par le boudhisme !




Les moines aiment paresser au soleil dans leur monastere, et Florent et Sabine aiment paresser avec eux.

Cette impression de tranquilite se renforce encore davantage lorsque nous partons a l'assaut du plateau des Boloven sur une magnifique moto. Le froid sur la moto finit par avoir raison des effets du LSD (Laos is Sensational Dude !), et plus nous grimpons plus nous nous maudissons d'avoir meprise les conseils de ceux qui nous disaient qu'il faisait vraiment froid sur le plateau.

Au final, nous faisons une jolie boucle de quelque 600 km en 5 jours, comprenant une petite ballade en elephant, de jolies vues sur des cascades paumees dans la jungle, un temple khmer en ruines, plein de petits villages isoles, et surtout beaucoup de gens attachants.




Prochaine fois cherie, on fait le tour du monde a dos d'elephant.


C'est probablement au Laos qu'on peut reunir sur un barbecue le plus d'especes protegees


Vie de village a l'africaine


Un des squatteurs de l'arriere cour de notre hotel a Paksong (on a oublie de prendre en photo la pancarte Danger monkey - ca mord ces betes la!)


40m de chutes dans la jungle


A peine 10 secondes apres avoir manque de mettre notre moto a l'eau, Florent part en vainqueur


Un temple perdu dans les frangipaniers, au milieu de rien

C'est donc a regret que nous quittons le sud laotien, bien que nous revions de ce que nous ont conseille tous les autres voyageurs : le nord Laos, ses montagnes, ses habitants si hospitaliers et ses villes mythiques (Luang Prabang...)

dimanche 11 janvier 2009

Coup de pompe au Cambodge

Autant le dire tout de suite, nous avons un peu eu l'impression de passer a cote du Cambodge apres Siem Reap. Comme pour la Thailande, qui avait suivi la Birmanie, il semble qu'a chaque moment fort du voyage succede une petite deception, dont l'origine est probablement plus a chercher chez nous que dans ce qu'ont a offrir ces pays.

Les Cambodgiens n'ont que peu trouve grace a nos yeux, malgre maints sourires, et les contrees les plus reculees comme les plus hospitalieres nous ont toujours paru manquer de ce petit supplement d'ame qui habitait la Birmanie, l'Inde et les sommets nepalais. Rien n'a pu nous sortir de notre petit coup de lassitude, ni les trois jours en moto le long de la cote sud, ni les flaneries dans les villes coloniales de Battanbang et Stung Treng.




Florent passe derriere le bar pour se preparer un ti'punch (nous ne nous sommes pas non plus laisses aller!)



Des petits ports sympas dans les villages de la cote sud

Phnom Penh est neanmoins un peu a part, car son ambiance de capitale ville de province nous a vite seduite, entre marches colores, riviere imprimant un rythme languissant a toute la population, et surtout excellents restaurants (nous nous souviendrons notamment longtemps de la terrasse donnant sur le fleuve d'un restaurant espagnol extraordinaire). Nous avons donc choisi d'y passer le reveillon du 31, dont l'ambiance particuliere fut accentuee par un orage tropicale memorable. On en profite d'ailleurs pour vous souhaiter une bonne annee a tous!
Phnom Penh porte egalement ostensiblement les cicatrices de son passe khmer rouge, comme l'ensemble du pays encore recouvert de mines et sa population particulierement mutilee. Ici, ce passe se presente sous la forme d'une prison centre de torture installee en plein centre ville et que nous avons visitee. Une visite glacante.





Le coup de fatigue du Cambodge se ressent dans les photos que nous y avons prises : elles ne sont ni nombreuses, ni tres bonnes. Rassurez vous cependant, nous sommes maintenant au Laos et tout va beaucoup mieux, si ce n'est que nous avons maintenant une date pour la fin de notre voyage : nous avons un billet de retour pour le 14 fevrier.


Dans 16 jours on part en Malaisie, terre musulmane, donc on s'entraine !

mercredi 7 janvier 2009

Noel a Angkor, Paques au Pole Nord ?



Notre amour des douaniers a travers le monde nous a conduit a quitter la Thailande pour le Cambodge a pied. Nous avons donc du marchander ferme nos visas apres avoir dejoue les nombreux tours des civils prets a tous les mensonges pour nous escroquer quelques dollars. Pour faire front, nous nous sommes allies a un espagnol et, a trois, avons reussi a faire flechir en moins d'une heure la dizaine de douaniers cambodgiens affales devant la tele du poste de douane. Conclusion : le douanier cambodgien est moins patient que son homologue Kirghize.

Apres un passage eclair dans une petite ville de province nous avons file (ce qui est un bien grand mot : dix heures de bateau...) vers Siem Reap, cite tres touristique mais agreable au pied d'Angkor.






Apres Bagan, nous avions peur d'etre decus par les temples d'Angkor croulant sous le poids des foules, mais nous avons vite ete rassures : les temples d'Angkor ne peuvent etre decevants en quoi que ce soit tant ils sont impressionants.
















Apres quelques jours en tuk tuk (petite banquette amarree a une moto pourrie), Florent a tenu a refaire un peu de velo... evidemment le jour ou il ne nous restait que les temples les plus eloignes a voir... parfois le fan de rugby affale derriere un ecran de tele manque un peu a Sabine!




Mais apres avoir vu le velo de cette enfant tout a fait adapte a sa taille, il est vrai qu'elle n'avait plus beaucoup d'arguments pour se plaindre...


Ici les enfants font en effet avec les moyens du bord, mais n'en paraissent pas plus malheureux (qui n'aurait pas reve d'une corde de Tarzan comme celle la a leur age ?)


Nous avons passe Noel dans ce cadre majestueux et exotique, en temperant cet exotisme par une overdose de saumon et de vin dans un bon restaurant francais. Ce reveillon du bon du monde a un peu rattrape la messe de minuit (de 18h30) qui etait un joli cirque a gogos avec evangile mime et autres joyeusetes.